Le Conseil de bassin de la rivière du Cap Rouge (CBRCR) a été fondé en décembre
2003 avec l’objectif d’implanter sur le territoire de ce bassin versant un nouveau mode
de gouvernance, basé sur la participation de la société civile et impliquant
les différents acteurs de l’eau de ce territoire.
Bien que la rivière du Cap Rouge n’ait pas encore été reconnue par le gouvernement
du Québec comme prioritaire pour l’implantation de la gestion intégrée de l’eau
par bassin versant, les administrateurs du CBRCR ont toujours manifesté leur ferme
détermination à atteindre les cibles établies par la politique nationale de l’eau
de novembre 2002. Avec des moyens rudimentaires et des ressources limitées,
à défaut d’un soutien financier officiel du ministère du Développement durable,
de l’Environnement et des Parcs, le CBRCR a su se développer grâce à l’effort
de ses bénévoles et à l’aide de ses partenaires locaux et régionaux. Avec l’appui initial
de l’Union québécoise pour la conservation de la nature (Nature Québec) et de la Ville
de Cap-Rouge, puis celui des villes de Québec et de Saint-Augustin-de-Desmaures
et de leurs représentants politiques, le Conseil peut compter aujourd’hui
sur une organisation solide qui rallie des membres nombreux, dynamiques
et impliqués.
Les fondateurs du CBRCR ont voulu, dès le début, miser sur l’implication, au sein
du Conseil, d’acteurs représentatifs de leur communauté, soit des gestionnaires,
des entrepreneurs, des groupes de citoyens et des propriétaires riverains, originaires
tant du milieu rural que du milieu urbain. Fort de cette représentativité
et de la légitimité que leur confère l’implication d’acteurs importants du milieu,
le CBRCR met patiemment en place depuis 2004 les diverses pièces d’un puzzle
qui permettra bientôt d’implanter la gestion de l’eau par bassin versant comme
le propose le cadre de référence de la politique nationale de l’eau. Les actions
entreprises par le Conseil visent, entre autres, à mieux connaître le bassin versant
et sa rivière, à solliciter l’avis de la population et la collaboration des acteurs de l’eau
et des usagers du milieu rural, de même qu’à préparer les documents de base
(plan directeur de l’eau, portrait du bassin versant, énoncé d’enjeux et d’orientations,
contrats de bassin) qui permettront d’orienter la gestion intégrée de l’eau
dans un effort de concertation entre les différents usagers.
Conscient qu’une telle réalisation ne saurait être complétée sans un plus large appui
du gouvernement du Québec, le Conseil a fait de la reconnaissance,
par ce gouvernement, de l’intérêt prioritaire de la rivière du Cap Rouge, son principal
cheval de bataille depuis 2005. Le CBRCR croit fermement que ce petit territoire,
mi-urbain, mi-rural et si riche en histoire et en développement humain, constitue
un laboratoire idéal pour expérimenter une implantation rapide et instructive du modèle
de gestion de l’eau par bassin versant qui est aujourd’hui proposé à la population
québécoise. Les bénévoles du CBRCR entretiennent l’espoir que cette expérience
collective saura se faire prochainement parce que, nul doute, la qualité de l’eau
de la rivière du Cap Rouge et l’accès à son environnement en valent la peine.