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Accueil  /  Bassin versant  /  Portrait
Le relief
Le relief du bassin versant de la rivière du Cap Rouge est relativement plat avec,
en général, des pentes inférieures à 1%. L'élévation du terrain se situe
approximativement à 60 mètres dans le segment intermédiaire (secteurs
de Saint-Augustin-de-Desmaures et de Sainte-Foy) et de 20 mètres
dans le segment aval (secteur de Cap-Rouge). Le secteur nord-ouest
du mont Bélair, où la rivière du Cap Rouge prend sa source, fait exception;
il présente un relief accidenté avec des élévations passant de 110 à 482 mètres
et des pentes qui excèdent 12% et peuvent atteindre plus de 30% par endroits.
Par ailleurs, le promontoire de Cap-Rouge, haut de 90 mètres, surplombe
l'anse du Cap Rouge dans le secteur de l'embouchure de la rivière.

L'hydrographie
Le bassin versant de la rivière du Cap Rouge regroupe 27 sous-bassins,
dont le plus important est celui du ruisseau d'Eau Claire (19,3 km2). Ce dernier 
draine le versant sud du mont Bélair et constitue la source principale de la rivière.
Six autres ruisseaux portent un nom officiel, les ruisseaux Bélair, du Trait Carré,
Guillaume, Jaune, Béland et du Grand Village. Il est à noter que 40%
de la superficie du bassin versant n'est drainée par aucun ruisseau majeur
mais plutôt par des fossés ou des drains souterrains en milieu agricole
ou par le réseau des égouts pluviaux en milieu urbain. Le dernier 1,5 km
de la rivière du Cap Rouge est soumis à l'action des marées du fleuve.
Le marnage de la marée moyenne est de 4,4 mètres alors que celui
des grandes marées est de 5,9 mètres.

La qualité de l'eau
La rivière du Cap Rouge est affectée par la pollution de ses eaux. Les problèmes
les plus souvent rencontrés sont liés à la quantité de matières en suspension
et de coliformes fécaux, au taux de phosphore, à la turbidité et à la température
de l'eau. Le ruissellement de surface en milieux agricole et urbain et les rejets
d'eaux usées domestiques, provenant des résidences qui ne sont pas reliées
au réseau sanitaire de la ville, sont les principales sources de dégradation
de la qualité des eaux. Il existe aussi dans le bassin versant quatre sources d'eaux
de fonte des neiges usées : la fondeuse à neige de Cap-Rouge, l'aéroport
Jean-Lesage et les dépôts à neige du boulevard de l'Hétrière et de l'Ancienne Lorette.
La mauvaise qualité de l'eau a un impact sur un grand nombre d'éléments
et d'activités. Toutes les composantes de l'écosystème riverain en sont affectées
et plus particulièrement les habitats fauniques aquatiques. Les usages du plan d'eau
par la population pour les activités telles que la baignade, la pêche et le canotage
sont également limités par l'état de dégradation du milieu et les risques pour la santé
associés à la pratique de ces activités.

Les débits
Le drainage agricole, le redressement des cours d'eau et l'imperméabilisation
des sols causée par l'expansion du milieu urbain provoquent une accélération
de l'écoulement de l'eau vers la rivière. Il en résulte une augmentation très rapide
des débits de la rivière après une forte pluie, suivie de périodes d'étiage ou de débits
très faibles en périodes sèches. Le débit maximal enregistré sur la rivière
du Cap Rouge en avril 1975 est de 30 m³/s, la moyenne lors des crues
étant de 23 m³/s alors que le minimum à l'étiage n'atteint plus que 0,13 m³/s,
soit près de 200 fois moins que le débit en période de crues.

Les bandes riveraines
Les pratiques agricoles ont entraîné la disparition presque complète des bandes
boisées riveraines en milieu agricole. En milieu agricole non boisé, l'érosion
des berges ne serait cependant que d'environ 5%. Dans les secteurs
de Sainte-Foy et de Cap-Rouge, environ 3200 mètres des berges de la rivière
du Cap Rouge sont érodées et 600 mètres d'entre eux sont l'objet d'un suivi
lors des crues printanières ou des fortes précipitations. Ils devront être l'objet
de travaux de réhabilitation et de stabilisation au cours des prochaines années.
Entre 2001 et 2005, des travaux de stabilisation ont été effectués sur environ
1000 mètres de berges dans ces secteurs. La force des débits de pointe
et l'absence d'une bande riveraine stable seraient responsables de l'érosion
des rives.

La faune et la flore
La rivière du Cap Rouge se déverse dans le fleuve Saint-Laurent dans l'anse
du Cap Rouge. Ce secteur présente un intérêt particulier tant au point de vue
hydrologique, écologique que paysager et patrimonial.

En effet, l'embouchure de la rivière est le dernier de la région à abriter
un marais à scirpes pratiquement intact. De plus, la végétation riveraine
de cette partie de la rivière a également été préservée. Ce marais,
d'une superficie d'environ 11 ha , est unique tant pour son étendue
que pour ses caractéristiques écologiques. Une douzaine d'espèces végétales
menacées ou vulnérables y ont été observées. La richesse de cette zone
estuarienne attire plusieurs espèces de sauvagine en migration : bernache
du canada, oie blanche, canard pilet, canard noir, et autres. De plus, seize
espèces de poisson, dont le doré jaune, l'omble de fontaine et l'éperlan
arc-en-ciel, ont été répertoriées dans la partie aval.

D'autre part, plusieurs boisés ont été conservés le long de la rivière
et présentent un intérêt pour la faune et la flore. On y note la présence
d'arbres centenaires. Ces boisés et milieux naturels constituent des corridors
d'intérêt pour le déplacement de la faune, ainsi que des points d'accès
à la rivière pour la population.

Le tronçon de la rivière traversant le parc riverain de Champigny présente
la plus grande concentration de fosses et de rapides. Toutefois, la mauvaise
qualité de l'eau et les sédiments fins colmatant le fond de la rivière détériorent
le site et le rendent peu propice à la fraie des salmonidés

L'utilisation par l'homme
Selon les données du recensement de 2001, environ 42 000 personnes vivaient
dans le bassin versant de la rivière du Cap Rouge. La plus grande partie
de cette population occupe la zone aval, dans les agglomérations de Champigny
et de Cap-Rouge .

Le territoire du bassin versant est occupé principalement par les terres agricoles
qui couvrent près de 50% de sa superficie totale. On y retrouve 57 fermes
considérées comme des exploitations agricoles, soit 20 fermes laitières, 18 élevages
de bovins de boucherie, 10 entreprises horticoles, 4 exploitations acéricoles
et 5 autres types d'exploitation agricole. De plus, environ 12 % du territoire est couvert de forêts d'érable à sucre dont plusieurs possèdent un bon potentiel acéricole.

Les zones résidentielles ou urbaines occupent environ 20% du territoire. L'expansion
urbaine continue à progresser, ce qui engendre la perte de surfaces boisées
et modifie les régimes hydrologiques des sous-bassins. Cette situation risque
d'accentuer les problèmes d'érosion des rives et de dégradation des eaux
de la rivière.

Le territoire comprend aussi le parc industriel de Saint-Augustin-de-Desmaures,
une zone commerciale à l'angle des rues Jules Verne et Duplessis, une partie
de l'aéroport Jean Lesage, des aménagements récréatifs et touristiques
(dont deux terrains de golf et des parcs publics) et de nombreuses infrastructures
(routes, autoroute, ligne de transport d'énergie, voies ferrées, pont à chevalets
et autres).

On y retrouve également quatre parcs riverains (Champigny, des Écores, Jean-Déry,
Parc nautique de Cap-Rouge) auxquels s'ajoutent le sentier de la Fabrique Saint-Félix,
le projet de parc urbain du Mont-Bélair et la demi-partie ouest de la Base de plein air
de Sainte-Foy.